Atelier Jacopo BASSANO (probablement son fils Francesco ?)
Gouda, (Pays-Bas) vers 1523 – Bruges, (Belgique) 1584
Jacopo da Ponte dit BASSANO (nom tiré de son lieu de naissance) est le premier d’une longue dynastie de peintres italiens. Tout d’abord élève de son père, il subira dans un premier temps les influences de Pordenone, Titien et Thintoret. Il découvrira un peu plus tard les maniéristes romains et florentins avant de créer son propre style. Il traite des thèmes bibliques classiques grâce à de grandes compositions d’inspiration champêtre avec des détails naturalistes.
Ces quatre fils qui suivront son inspiration. Il est parfois difficile d’attribuer les oeuvres issues des ateliers Jacopo tant le style est similaire.
Il est le premier d’une grande famille de peintres flamands. Il quitte rapidement sa ville natale pour s’installer de manière définitive à Bruges où il obtient dès 1543 le titre de Franc-Maître (titre décerné dans les Flandres à un artisan qui a terminé son apprentissage).
Description
Huile sur toile
101 x 121
Dates
Vers 1570
Lieu de conservation
Musée des Beaux Arts, Dijon, France
Numéro d’inventaire
CA 38

Épagneuls et Sloughis
- L’entrée des animaux dans l’Arche partie d’une série de quatre tableaux sur l’histoire du déluge. Les autres tableaux appartenant à cette série sont La construction de l’Arche (Musée des Beaux Arts de Grenoble) avec un unique épagneul , Le déluge ( Musée des Beaux Arts de Nancy) , La sortie de l’Arche ( Musée des Beaux Arts de Bordeaux).
- On notera que dans tous les tableaux cités les épagneuls sont représentés la tête basse. Les deux sloughis qui sont présents à l’embarquement dans l’Arche ont un fier port de tête. A la sortie de l’Arche on retrouve cette distinction, deux chiens débout se font face, un épagneul tête basse et un sloughi qui lui, porte la tête bien haute.
- On retrouve l’épagneul le plus à droite dans la même position et avec le même aspect efflanqué sur Jésus chassant les marchands du Temple (Musée des Beaux Arts de Lille) de Leandro Bassano, mais également dans Le Christ aux outrages ( Musée des Beaux Arts de Brest).
- Le même chat gris et blanc ainsi que l’épagneul roux et blanc tous deux présents dans L’entrée des animaux dans l’Arche sont représentés à l’identique sur L’Hiver, connu sous l’ancien titre de La Ferme (Musée des Beaux Arts de Grenoble) et sur Les Pélerins d’Emmaus (Musée du Louvre, Paris). La présence des deux animaux dans ces tableaux nous laisse penser qu’il s’agit bien de Fransesco, le fils de Jacopo, qui aurait peint L’entrée des animaux dans l’Arche.
Le chat gris et blanc ainsi que l’épagneul couché en boule sont également présent dans La Cène de Jacopo Bassano qui se trouve à la Galerie Borghèse de Rome.
- Le départ pour Canaan (Musée de Grenoble), œuvre anciennement appelée Le Printemps, attribué à Leandro Bassano reprend le trio d’épagneuls réalisé par son frère dans L’entrée des animaux dans l’Arche.
- Dans tous ces tableaux seuls la dimension et l’emplacement des zones marrons varient sur les épagneuls. Pour les chats, la couleurs des oreilles va du gris sombre au marron.
Bibliographie / Bibliography
- Petit Larousse de la Peinture, Michel Laclotte, Jean-Pierre Cuzin – Larousse
- Base Joconde sur Internet

Les amants de Pauline, Collection particulière
Jean-Claude BOURGEOIS
Paris 1932
Jean-Claude Bourgeois commence son parcours d’artiste peintre en tant qu’élève à l’école des Beaux Arts de Besançon. Il admire Corot, Gromaire et Permeke. Sa première exposition se déroule à Paris en 1957. Ces tableaux sont exposés dans différents musées aussi bien en France qu’à l’étranger. Jean-Claude Bourgeois met en scène la Franche-Comté, où il réside, et le monde rural. Des tableaux lumineux de villages sous la neige avec les typiques clochers comtois naissent de cette double inspiration.
Description
Huile sur toile
? x ?
Dates
2006
Lieu de conservation
Collection particulière
Petite anecdote
L’épouse de l’artiste nous confie :
Pour la petite histoire, mon mari a possédé un chien blanc semblable, super intelligent et avait procédé au sauvetage d’un corbeau qu’il a nourri au goutte à goutte ; le chien semblait terrorisé par l’oiseau qui venait le soir se coucher près de lui, entre ses pattes mais tous comptes faits, pour faire des bêtises, ils faisaient la paire.
Avec ces révélations, on comprend mieux pourquoi le chien blanc gambade aussi joyeusement à côté de Pauline… Notre sujet canin n’avait de modèle que l’appellation artistique !
Encore un tableau qui puise dans le quotidien de l’artiste, ce chien aurait-il pu être marron ou plus grand si la composition l’avait nécessité ? J’en doute…
Le blog de l’auteur, par ses amis
http://www.les-amis-de-bourgeois.org/

Le regard d'Ambre, collection privée
Francine AUBLÉ
Paris 1949
Attirée par la peinture depuis toujours sans toutefois pouvoir s’y consacrer à plein temps, ce n’est que depuis quelques années que cette artiste exprime enfin tout son talent. C’est grâce à la peinture de portraits de clowns que Francine Aublé se fait remarquer. Artiste pluridisciplinaire, elle se consacre également à la sculpture.
Description
Acrylique et huile sur toile
27 x 35
Dates
2006
Lieu de conservation
Collection privée
Ce tableau met en scène un épagneul breton roux et blanc. Le peintre a su capter toute l’intensité du regard du chien tranquillement couché.

- Portrait du jeune garçon au chien, Musée Baron Martin de Gray
Jacob Van LOO
Sluys vers 1614 – Paris 1670
Le père de Jacob, Johannes, est le premier de la dynastie Van Loo. D’abord installé à Amsterdam, Jacob Van Loo peint des portraits et des scènes de la mythologie. Son style s’inspire du Classicisme italien. Il est également connu pour ses nus de corps de femmes.
Le peintre terminera sa vie à Paris où il sera reçu à l’Académie en 1663.
La dynastie des Van Loo continue avec son fils : Louis-Abraham, dit Louis, ses petits-fils : Jean-Baptiste et Charles-André, dit Carle et ses arrières petits-fils : Charles Amédée Philippe, Louis-Michel et François.
Description
Huile sur toile
90,5 x 75
Dates
1658
Lieu de conservation
Musée Baron Martin, Gray, France
Numéro d’inventaire
GR-93-534

Epagneul noir et blanc
L’épagneul breton
- Le chien représenté ici ressemble de toute évidence à notre actuel épagneul breton.
Dès le premier regard on reconnait un épagneul, descendant direct du chien d’Oysel décrit par Gaston Phoebus et utilisé au Moyen-Age pour chasser. Le doute qui pourrait subsister entre l’épagneul breton et l’épagneul français est rapidement balayé par l’oreille triangulaire du chien ainsi que la couleur noire et blanche de sa robe.
- Oreille de l’épagneul breton selon le standard en vigueur.
- Attachée haut, triangulaire, assez large plutôt courte, (tirée vers l’avant, l’extrémité du pavillon de l’oreille atteint le stop).
Partiellement couverte de poils ondulés surtout dans la partie supérieure, l’extrémité étant couverte de poils ras. Toujours très mobile quand le sujet est attentif ou en action.
Oreille de l’épagneul français selon le standard en vigueur. L’oreille est bien appliquée, bien attachée en arrière sur la ligne de l’oeil et garnie de soies ondoyantes jusqu’à l’extrémité arrondie. Tirée sans force vers l’avant, l’extrémité doit affleurer la naissance de la truffe.
Couleur de l’épagneul français Robe blanche et marron à panachure moyenne [...] Le marron varie du cannelle au foie foncé.
Couleur de l’épagneul breton Robe « blanc & orange », « blanc & noir », « blanc & marron », à panachure moyennement envahissante à plages irrégulières. Robe pie ou rouannée, quelquefois mouchetée sur le chanfrein, les lèvres et les membres. Avec également des taches feu (fauve de l’orangé au foncé), au chanfrein, sur les lèvres, au dessus des yeux et aux membres, au poitrail et au dessus de l’attache de la queue chez les tricolores. La liste étroite en tête est souhaitable dans toutes les robes.
Aucun doute n’est permis, d’autant que des chiens de chasse ressemblant à l’épagneul breton étaient déjà répandus à travers toute l’Europe à cette époque. L’épagneul breton sera reconnu comme race officielle en 1907.
- La confirmation pourrait également venir de la queue du chien. L’épagneul français à la queue naturellement longue, contrairement à l’épagneul breton qui nait sans queue (anoure) ou avec un queue courte (brachyoure). Le choix du peintre nous enlève la possibilité d’utiliser cette distinction supplémentaire.
Le petit et grand épagneul de Münster ont aussi été rapidement éliminés pour l’identification car la couleur de leur robe, la longueur du poil et la forme de des oreilles ne correspondent pas non plus.
Bibliographie / Bibliography
- Dictionnaire de la peinture – Michel Laclotte, Jean-Pierre Cuzin – Larousse, 2003
- Standard F.C.I. N°95 / 05.05.2003 / F (épagneul breton)
- Standard F.C.I. N°175 / 23.01.2009 / F (épagneul français)
- Standard F.C.I. N°118 / 12.10.1998 / F (grand épagneul de Münster)
- Standard F.C.I. N°102 / 17.03.2005 / F (petit épagneul de Münster)

- Veuve et son fils, genre de Peeter Fransz Pourbus – Musée des Beaux Arts de Dole
Peeter Jansz POURBUS (genre de)
Gouda, (Pays-Bas) vers 1523 – Bruges, (Belgique) 1584
Peeter Jansz Pourbus est le premier d’une grande famille de peintres flamands. Il quitte rapidement sa ville natale pour s’installer de manière définitive à Bruges où il obtient dès 1543 le titre de Franc-Maître (titre décerné dans les Flandres à un artisan qui a terminé son apprentissage).
Il épouse la fille de Lancelot Blondeel, grand peintre de Bruges. Il devient juré à la Corporation des peintres à plusieurs reprises et élu doyen en 1569 et 1580.
Artiste pluridisciplinaire, il est à la fois reconnu comme décorateur, cartographe, géomètre, portraitiste et peintre de compositions religieuses. Inspiré par l’école brugeoise à ses débuts, il s’inspire ensuite du maniérisme sévère conventionnel italien. La tradition flamande se retrouve pourtant dans toute son oeuvre, tout comme le style sévère et monumental.
Dans ses portraits Pourbus s’attache surtout à l’exactitude des détails physiques des personnages.
Description
Huile sur bois
87,5 x 64
Dates
1564
Lieu de conservation
Musée des Beaux Arts, Dole, France
Numéro d’inventaire
257

Épagneul nain continental
- Le chien de très petite taille représenté ressemble à un épagneul nain continental. Il existe une version à oreilles tombantes de cette race, alors nommée Phalène et une version à oreilles droites appelée Papillon.
- Originaire des Flandres, le Phalène était très répandu en Italie à la Renaissance. Ce sont les éleveurs français et belges qui, par sélection, ont perfectionné la race de l’épagneul nain continental. Le Papillon n’apparait qu’au XIXème siècle.
- Ce chien de petite taille est exclusivement destiné à la compagnie, d’où sa présence au bras de cette veuve. Aujourd’hui, le standard officiel de la race précise que 2 plages de poids existent l’une allant de 1,5 à 2,5 kg et l’autre de 2,5 à 5 kg pour une hauteur maximale, prise au garrot, de 28 cm. Sa robe comprend une base blanche qui peut être associée à toutes les autres couleurs.
- Le standard actuel indique que la truffe doit être « petite, noire et arrondie, mais légèrement aplatie sur le dessus », une caractéristique manifestement non fixée à l’époque de ce tableau.
Bibliographie / Bibliography
- Petit Larousse de la Peinture, Michel Laclotte, Jean-Pierre Cuzin – Larousse, 1979
- Standard F.C.I. N° 77 / 06.04.1998 / F
