Veuve et son fils
Veuve et son fils, genre de Peeter Fransz Pourbus – Musée des Beaux Arts de Dole

Peeter Jansz POURBUS (genre de)

Gouda, (Pays-Bas) vers 1523 – Bruges, (Belgique) 1584

Peeter Jansz Pourbus est le premier d’une grande famille de peintres flamands. Il quitte rapidement sa ville natale pour s’installer de manière définitive à Bruges où il obtient dès 1543 le titre de Franc-Maître (titre décerné dans les Flandres à un artisan qui a terminé son apprentissage).

Il épouse la fille de Lancelot Blondeel, grand peintre de Bruges. Il devient juré à la Corporation des peintres à plusieurs reprises et élu doyen en 1569 et 1580.

Artiste pluridisciplinaire, il est à la fois reconnu comme décorateur, cartographe, géomètre, portraitiste et peintre de compositions religieuses. Inspiré par l’école brugeoise à ses débuts, il s’inspire ensuite du maniérisme sévère conventionnel italien. La tradition flamande se retrouve pourtant dans toute son oeuvre, tout comme le style sévère et monumental.

Dans ses portraits Pourbus s’attache surtout à l’exactitude des détails physiques des personnages.

Description

Huile sur bois

87,5 x 64

Dates

1564

Lieu de conservation

Musée des Beaux Arts, Dole, France

Numéro d’inventaire

257

Veuve et son fils

Épagneul nain continental

Le chien de très petite taille représenté ressemble à un épagneul nain continental. Il existe une version à oreilles tombantes de cette race, alors nommée Phalène et une version à oreilles droites appelée Papillon.
Originaire des Flandres, le Phalène était très répandu en Italie à la Renaissance.  Ce sont les éleveurs français et belges qui, par sélection, ont perfectionné la race de l’épagneul nain continental. Le Papillon n’apparait qu’au XIXème siècle.
Ce chien de petite taille est exclusivement destiné à la compagnie, d’où sa présence au bras de cette veuve. Aujourd’hui, le standard officiel de la race précise que 2 plages de poids existent l’une allant de 1,5 à 2,5 kg et l’autre de 2,5 à 5 kg pour une hauteur maximale, prise au garrot, de 28 cm. Sa robe comprend une base blanche qui peut être associée à toutes les autres couleurs.
Le standard actuel indique que la truffe doit être « petite, noire et arrondie, mais légèrement aplatie sur le dessus », une caractéristique manifestement non fixée à l’époque de ce tableau.

Bibliographie / Bibliography

  • Petit Larousse de la Peinture, Michel Laclotte, Jean-Pierre Cuzin – Larousse, 1979
  • Standard F.C.I. N° 77 / 06.04.1998 / F

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