
- Portrait du jeune garçon au chien, Musée Baron Martin de Gray
Jacob Van LOO
Sluys vers 1614 – Paris 1670
Le père de Jacob, Johannes, est le premier de la dynastie Van Loo. D’abord installé à Amsterdam, Jacob Van Loo peint des portraits et des scènes de la mythologie. Son style s’inspire du Classicisme italien. Il est également connu pour ses nus de corps de femmes.
Le peintre terminera sa vie à Paris où il sera reçu à l’Académie en 1663.
La dynastie des Van Loo continue avec son fils : Louis-Abraham, dit Louis, ses petits-fils : Jean-Baptiste et Charles-André, dit Carle et ses arrières petits-fils : Charles Amédée Philippe, Louis-Michel et François.
Description
Huile sur toile
90,5 x 75
Dates
1658
Lieu de conservation
Musée Baron Martin, Gray, France
Numéro d’inventaire
GR-93-534

Epagneul noir et blanc
L’épagneul breton
- Le chien représenté ici ressemble de toute évidence à notre actuel épagneul breton.
Dès le premier regard on reconnait un épagneul, descendant direct du chien d’Oysel décrit par Gaston Phoebus et utilisé au Moyen-Age pour chasser. Le doute qui pourrait subsister entre l’épagneul breton et l’épagneul français est rapidement balayé par l’oreille triangulaire du chien ainsi que la couleur noire et blanche de sa robe.
- Oreille de l’épagneul breton selon le standard en vigueur.
- Attachée haut, triangulaire, assez large plutôt courte, (tirée vers l’avant, l’extrémité du pavillon de l’oreille atteint le stop).
Partiellement couverte de poils ondulés surtout dans la partie supérieure, l’extrémité étant couverte de poils ras. Toujours très mobile quand le sujet est attentif ou en action.
Oreille de l’épagneul français selon le standard en vigueur. L’oreille est bien appliquée, bien attachée en arrière sur la ligne de l’oeil et garnie de soies ondoyantes jusqu’à l’extrémité arrondie. Tirée sans force vers l’avant, l’extrémité doit affleurer la naissance de la truffe.
Couleur de l’épagneul français Robe blanche et marron à panachure moyenne [...] Le marron varie du cannelle au foie foncé.
Couleur de l’épagneul breton Robe « blanc & orange », « blanc & noir », « blanc & marron », à panachure moyennement envahissante à plages irrégulières. Robe pie ou rouannée, quelquefois mouchetée sur le chanfrein, les lèvres et les membres. Avec également des taches feu (fauve de l’orangé au foncé), au chanfrein, sur les lèvres, au dessus des yeux et aux membres, au poitrail et au dessus de l’attache de la queue chez les tricolores. La liste étroite en tête est souhaitable dans toutes les robes.
Aucun doute n’est permis, d’autant que des chiens de chasse ressemblant à l’épagneul breton étaient déjà répandus à travers toute l’Europe à cette époque. L’épagneul breton sera reconnu comme race officielle en 1907.
- La confirmation pourrait également venir de la queue du chien. L’épagneul français à la queue naturellement longue, contrairement à l’épagneul breton qui nait sans queue (anoure) ou avec un queue courte (brachyoure). Le choix du peintre nous enlève la possibilité d’utiliser cette distinction supplémentaire.
Le petit et grand épagneul de Münster ont aussi été rapidement éliminés pour l’identification car la couleur de leur robe, la longueur du poil et la forme de des oreilles ne correspondent pas non plus.
Bibliographie / Bibliography
- Dictionnaire de la peinture – Michel Laclotte, Jean-Pierre Cuzin – Larousse, 2003
- Standard F.C.I. N°95 / 05.05.2003 / F (épagneul breton)
- Standard F.C.I. N°175 / 23.01.2009 / F (épagneul français)
- Standard F.C.I. N°118 / 12.10.1998 / F (grand épagneul de Münster)
- Standard F.C.I. N°102 / 17.03.2005 / F (petit épagneul de Münster)